1904 - 1989
Hans Hartung naît à Leipzig en Allemagne dans un milieu aisé et cultivé qui le sensibilise à l’art pictural et la musique. C’est probablement grâce à cela qu’il devient l’un des pères de l’abstraction lyrique. Après ses études de philosophie et d’histoire de l’art durant lesquelles il découvre la peinture française, il s’installe à Paris où il se lie d’amitié avec Henri Goetz qui lui permet de rencontrer Kandinsky, Mondrian, Miro et Calder. Dès le début des années 1920, Hans Hartung réalise des séries de fusains abstraits, dans le goût de l’Expressionnisme allemand, qu’il appréciait. Il est sensible à la création allemande mais moins à sa politique, puisqu’en 1944 il s’engage dans la légion étrangère contre l’Allemagne. En 1945, gravement blessé au cours de la bataille de Belfort, il se fait naturaliser français et reçoit de multiples hommages. Il se consacre alors à la peinture et sa notoriété ne cesse de croître. Tout d’abord en France avec la tendance du « tachisme » pour laquelle il participe en 1948 à l’exposition « HWPSMTB » (Hartung, Wols, Picabia, Stahly, Mathieu, Tapié, Bryen) à la Galerie Colette Allendy. Puis une exposition lui est consacrée à New York en 1950. Ses œuvres sont le prolongement de son geste. Caractérisées par des hachures noires, des tourbillons et des masses sombres, ses toiles permettent à Hartung de recevoir le grand prix de la Biennale de Venise en 1960. Il finit sa vie à Antibes, où un musée et centre d’étude de ses oeuvres voit le jour en 2006, portant son nom et celui de sa femme Anna- Ave Bergmann (1909-1987), une artiste norvégienne.